Réforme du premier cycle des études de santé en France

Réforme du premier cycle des études de santé en France

Un an après son annonce, la réforme des études de santé en France va entrer en vigueur à la prochaine rentrée 2020/2021.

Les textes officiels concernant la suppression de la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES) et les nouvelles modalités d’accès aux études de santé ont été publiés.

Diversifier les voies d’accès aux filières de santé

Cette réforme répond à la volonté de diversifier les voies d’accès aux filières de santé en mettant fin à la PACES et au numerus clausus, tous deux représentatifs d’un système d’admission basé sur une sélection drastique écartant de nombreux candidats pourtant prometteurs, répond aux attentes des étudiants, des personnes soignées et de la société dans son ensemble.

Toutefois, les études de santé en France resteront sélectives et reposeront sur :

  • Les notes obtenues au cours du parcours de formation, pertinentes pour apprécier les compétences nécessaires pour réussir les études de santé
  • Des épreuves complémentaires, orales ou écrites qui permettront d’apprécier d’autres compétences également utiles

La transformation des études de santé vise ainsi à mieux former, mieux orienter et mieux insérer les futurs professionnels de la santé.

Les transformations conduites ont quatre objectifs :

  • améliorer l’orientation et la réussite des étudiants,
  • adapter les compétences des professionnels de santé aux besoins du système de santé pour soutenir sa transformation,
  • décloisonner les filières de santé et permettre des temps de formation en commun,
  • améliorer la qualité de vie et le bien-être des étudiants en santé.
Jusqu’ici l’admission dans les études de santé (maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie) se faisait presque exclusivement via la PACES.
À la rentrée 2020, toutes les universités françaises mettront en place de nouvelles modalités d’accès aux études de santé après une, deux ou trois années d’études supérieures de santé. Chaque étudiant pourra présenter sa candidature aux études de santé deux fois.
Plusieurs parcours d’accès et suppression du numerus clausus

Les lycéens pourront ainsi choisir entre plusieurs parcours, intégrés dans les mentions de licence : une licence avec une option “accès santé” (L.AS) ou un parcours spécifique “accès santé”, avec une option d’une autre discipline (PASS).

Dans certaines universités il sera possible de candidater aux études de santé à partir d’autres formations en santé (comme par exemple un Institut de Formation en Soins Infirmiers, IFSI).

Le concours basé exclusivement sur des QCMS disparait. Les étudiants seront sélectionnés sur leurs résultats dans leur parcours de formation L.AS ou PASS et, pour certains sur des épreuves complémentaires, dont des épreuves orales.

Le numérus clausus, auparavant fixé nationalement, sera supprimé, et les universités pourront, en lien avec les Agences Régionale de Santé et dans le souci de s’adapter au mieux aux besoins des territoires, définir le nombre d’étudiants qu’elles pourront admettre dans les différentes filières.

La démographie des professions médicales sera anticipée par une analyse nationale à une échelle pluriannuelle des besoins de santé des territoires et des évolutions des métiers.

Les universités seront ainsi les garantes d’un système plus juste et plus efficace, conjuguant les besoins réels des différents territoires avec les capacités d’accueil de chaque faculté de santé.

Ces nouvelles voies d’accès à ces études de santé sont mises en place pour diversifier les profils des étudiants sélectionnés et permettre à tous des poursuites d’études et des perspectives d’insertion professionnelle variées.

Des mesures transitoires assurent aux étudiants admis en PACES à la rentrée 2019 la possibilité d’unredoublement et un contingent spécifique de places dans les formations de santé.

Le parcours L.AS

L’étudiant choisit une licence de son choix (droit, économie, biologie…) comprenant une option « accès santé » (L.AS).

  • Si l’étudiant valide sa première année de licence:  il pourra candidater dans les filières de santé en deuxième année ou poursuivre sa licence. Dans le cas où il n’est pas accepté en santé, il poursuit sa deuxième année de licence et il pourra candidater une deuxième et dernière fois aux études de santé.
  • Si l’étudiant ne valide pas sa première année de licence: il ne pourra pas candidater aux études de santé mais pourra redoubler sa première année ou se réorienter,
Le parcours PASS

L’étudiant s’inscrit dans les parcours spécifiques aux études de santé (PASS) qui sont proposés uniquement par les facultés de santé. L’étudiant choisira également une option qui correspond à ses points forts et à ses projets éventuels (droit, biologie, langue…)

  • Si l’étudiant valide sa première année de licence: il candidate aux études de santé pour une licence 2 (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie). Dans le cas où il n’est pas accepté en santé, il poursuit sa deuxième année de licence et il pourra candidater une deuxième et dernière fois aux études de santé.
  • Si l’étudiant ne valide pas sa première année de licence : il ne peut pas candidater aux études de santé et ne peut pas redoubler cette première année. Il doit donc se réorienter.

  • Pour plus d’informations ou de renseignements, contactez Giovanni CAVALLAROcorrespondant Campus France Moldavie