Les classes bilingues francophones reçoivent des parlementaires français

À l’occasion de leur visite en République de Moldavie, six députés français, membres du groupe d’amitié France Moldavie, conduits par Jean-Michel MIS, ont tenus à visiter des établissements bilingues francophones.

Des lycées de Balti et de Chisinau visités

Accompagnés par les représentants de l’Ambassade de France en Moldavie et de l’Alliance Française, ils se sont ainsi rendus au lycée Mihai Eminescu de Balti le 25 septembre et au lycée Gheorghe Asachi de Chisinau le lendemain.

Ils ont été accueillis chaleureusement à Balti par Nina GRAPA, proviseur, elle-même professeur de français, par ses collègues enseignants, par les représentants de la Mairie, ainsi que par Arina SPATARU, député moldave et ancienne élève de l’établissement. Durant leur visite, il ont participé à un échange avec les élèves et assisté à un spectacle organisé pour l’occasion par ces derniers. Les élus municipaux et le corps enseignant ont exprimé aux parlementaires français leur souhait de pouvoir entretenir des échanges scolaires avec des établissements français. Il s’agit d’une demande récurrente de nombreux établissements scolaires moldaves que l’Alliance Française et l’Ambassade de France suivent de près en ayant déjà pris des contacts. Ils seront relancés.

Des échanges similaires ont été organisés le lendemain à Chisinau au lycée Gheorghe Asachi. Ils se déroulaient dans le cadre de la Journée européenne des langues et ont offert l’opportunité aux parlementaires français d’apprécier l’attachement des corps enseignants et des élèves à l’enseignement bilingue francophone.

Les classes bilingues francophones : une priorité de la coopération linguistique

Cette visite d’établissements fut l’occasion de rappeler le caractère prioritaire du projet des classes bilingues francophones pour l’Ambassade de France et l’Alliance Française, mais également pour l’Antenne de Chisinau de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

Le projet des classes bilingues francophones en République de Moldavie a été lancé en 1996. Depuis cette date, de très importants moyens humains et financiers ont été mobilisés par les partenaires en faveur de ces établissements qui sont aujourd’hui reconnus comme des établissements d’excellence dans le pays. Quatre des huit lycées du projet disposent d’ailleurs du label FrancEducation, attribué par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, qui marque une reconnaissance de la qualité de leurs enseignements bilingues francophones.

Néanmoins, dans un contexte qui évolue, avec des classes de français qui ferment également dans de nombreux établissements du pays, les partenaires du projet souhaitent désormais lancer une réflexion en liaison avec le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Recherche de Moldavie, afin que ces établissements puissent continuer à remplir pleinement leur vocation et restent à la pointe de l’enseignement du français. Une étude pourrait ainsi être lancée dès l’année prochaine qui permettra de mieux cerner les besoins, les efforts à réaliser par chacun des partenaires du projet et à formuler des propositions pour l’avenir pour renforcer l’attractivité des lycées bilingues.

Dès cette année, et au-delà des multiples actions de formations de professeurs de français ou de DNL engagées, l’Alliance Française de Moldavie, en lien étroit avec l’Ambassade de France, a lancé un projet pilote en mettant à disposition d’un certain nombre d’établissements bilingues deux jeunes services civiques françaises en tant que lectrices. Elles accompagnent les professeurs dans l’organisation d’activités et les élèves surtout dans le cadre de l’organisation d’activités extra-scolaires – théâtre, marionnettes, tables rondes, clubs de discussions etc. – afin de les aider à pratiquer leur français avec des francophones natifs.

Les parlementaires français ont pu rencontrer les deux jeunes femmes. Un mois après la rentrée, les retours quant à leur travail sont positifs notamment auprès des jeunes avides de rencontres et d’échanges en français, ainsi que des professeurs de français qui y voient un apport culturel et linguistique significatif.

Si les résultats positifs de cette présence se confirment, l’initiative pourraient être renouvelée dans les années à venir et étendue à d’autres établissements. Un appel à soutenir les demandes de services civiques qui pourraient être formulées par l’Alliance a été lancé auprès des parlementaires.