La lumière pour illuminer la Moldavie d’un jour nouveau

Après quarante années passées à illuminer la planète et plus de 3 000 réalisations à son actif, après la Fête des Lumières à Lyon, les Tours Petronas à Kuala-Lumpur, la Tour Eiffel parée de rouge à Paris, le Musée de L’Hermitage à Saint-Petersbourg,  la gare de Milan, la Tour Orientale Pear de Shanghaï…, le pionnier de l’architecture-lumière, Alain GUILHOT, a accepté, à la suite d’une belle rencontre avec Ion STEFANITA, Directeur de l’Agence pour l’Inspection et la Restauration des Monuments moldave, de s’intéresser à Chisinau.

“Chisinau le soir – ville des lumières”

De leur première rencontre, qui doit aussi beaucoup au soutien de l’Ambassade de France, est né un beau projet : “Chisinau le soir – ville des lumières”.

Un projet qui a permis à de jeunes architectes moldaves d’imaginer la mise en lumière de plusieurs bâtiments de leur ville : Palais National Nicolae Sulac, l’Opéra et Ballet National, le Musée National d’Ethnographie et d’Histoire Naturelle, le Cirque ou encore la Mairie. Des projets qui ont été primés par un jury présidé par Alain GUILHOT et qui ont immédiatement séduit également la Mairie de Chisinau qui pourrait s’engager à en mettre en oeuvre certains.

Mais aussi un rêve et une ambition, ceux de redonner aux moldaves la fierté de leur capitale, de leur riche patrimoine malheureusement trop souvent délaissé, un peu de leur identité, participer à rendre plus attractive la Moldavie.

“Chisinau possède un patrimoine exceptionnel de plus de 810 sites protégés. Il serait magnifique d’en faire une ville lumière attrayante pour les touristes.” a ainsi déclaré Alain GUILHOT en ouverture de sa rencontre, le 2 mars, avec de jeunes francophones moldaves organisée à l’Espace Médias Tech de l’Alliance Française. L’intérêt pour une ville ou un pays de mettre en valeur son patrimoine est avant tout économique a-t-il souligné en rappelant “les millions de visiteurs que Lyon attirait aujourd’hui”.

La lumière, vecteur de prise de conscience, attire l’investissement

Répondant à certaines inquiétudes qui s’étaient levées sur l’intérêt d’un tel projet dans une ville où d’autres aménagements peuvent paraitre plus urgents, Alain GUILHOT a fait part de son expérience personnelle en citant l’exemple de la mise en lumière d’une église en France dont la toiture devait être restaurée. Grâce à la mise en lumière du bâtiment qui a permis à la population de le redécouvrir, la Mairie s’est engagée l’année suivante à engager des crédits pour sa restauration complète. La lumière attire ainsi l’investissement, public ou privé, grâce à la prise de conscience qu’elle suscite. Elle devient un accélérateur d’investissements.

Le ton était donné et pendant près de 2 heures Alain GUILHOT a échangé, dans une ambiance très conviviale et informelle, toujours avec passion, avec les jeunes, élèves architectes de l’Université Technique de Moldavie et leur professeur de français, apprenants de l’Alliance Française et autres francophones du pays.

Un homme passionné qui maitrise les technologies les plus évoluées

Pionnier de la lumière, celui qui fut à l’origine du premier plan lumière (Lyon 1989), cet architecte lumière (lighting designer), bien au-delà de toute notion d’éclairage public, d’illumination ou d’événement, a exprimé la magie de la lumière au service du patrimoine, de la beauté et de l’histoire de nos villes.

Détaillant les différentes techniques d’illumination utilisées pour faire revivre un monument la nuit et il a aussi rappelé sa volonté profonde de ne jamais trahir le volonté de l’architecte originel: “Avant chaque projet d’illumination d’un bâtiment ancien, je passe des heures à m’informer sur la vie et les intentions de l’architecte qui l’avait construit. Je ne dois pas fausser ses volontés initiales”.

Alain GUILHOT, une signature prestigieuse et experte

Sa passion, cette maîtrise des techniques les plus pointues, Alain GUILHOT est aujourd’hui prêt à les mettre au service de la Moldavie, en assurant la mise en oeuvre du projet “Chisinau le soir – ville des lumières”, en accompagnant également progressivement le transfert technologique et du savoir-faire que peu de pays possèdent à l’instar de la France, vers des entreprises moldaves.

Sa signature, prestigieuse et experte, est un gage pour que ce projet soit conduit à son terme avec succès, qu’il aboutisse à mieux qu’une illumination de façade. A suivre…

La jeunesse moldave francophone, enthousiaste, qui aime son pays et veut en être fière, a, elle, déjà signé !

Photographies : Vasile PLATON