La République de Moldavie, d’une superficie de 33 700 km², est située entre la Roumanie et l’Ukraine. Elle jouit d’un climat continental tempéré qui lui assure des étés chauds et ensoleillés et des hivers froids, un peu plus cléments dans le sud du pays.
La population, rurale à près de 60 %, est de 3 533 695 habitants en 2010 selon les données du Bureau National de la Statistique, hors région de Transnistrie (Population estimée à 550 000 habitants). La capitale, Chisinau, compte un peu plus de 663 000 habitants. Balti dans le nord, Bender et Tiraspol en Transnistrie, autres grandes agglomérations du pays, comptent plus de 100 000 habitants.
La Moldavie, au carrefour des cultures slave et latine, rassemble une grande diversité ethnique, linguistique et culturelle.
70 % de la population est bilingue (roumain - russe).
À la rentrée 2010-2011, le ministère de l’Éducation recensait 53,3 % d’apprenants de français en Moldavie.

Quelques repères historiques
La Moldavie a toujours représenté une zone stratégique, de « confins » à la limite des empires romain, puis byzantin, polono-lituanien, russe et ottoman. Les différentes incarnations de l’État roumain (principautés de Valachie et de Moldavie, puis Royaume et République de Roumanie), les empires autrichiens, ottoman et russe (y compris durant la période soviétique) n’ont cessé de se disputer ce territoire depuis le XVIIe siècle.
Dès le Ve siècle les Slaves s’établissent sur le territoire. Les diverses vagues migratoires (Sarmates, Vandales, Goths, Huns, Avares, etc.) se sont unifiées en une seule culture au cours du Haut Moyen Age, les populations locales conservant leur ancien nom de Ro(u)mains.
À partir du Xe siècle, un nouvel état, la Moldavie, situé à l’est des Carpates se forme. Cet État qui recouvre l’actuelle République de Moldavie et la province roumaine du même nom se consolide sous le règne d’Étienne le Grand (Stefan Cel Mare) dans la deuxième moitié du XVe siècle et fait front aux envahisseurs hongrois, polonais, tatars et turcs.
Au XVIe siècle la Moldavie accepte la suzeraineté ottomane tout en conservant son autonomie.
À la fin du XVIIIe siècle, l’Autriche annexe la partie de la Moldavie nommée ultérieurement Bucovine. À l’issue des guerres russo-turques entre la fin du XVIIIe siècle et 1812, la Bessarabie (actuelle Moldavie) est annexée à l’Empire russe.
Le 27 mars 1918, le Parlement (Sfatul Tarii) vote l’union de la Moldavie avec la Roumanie et jusqu’en 1940, la Bessarabie fait partie de la Grande Roumanie.
En juin 1940, l’Union Soviétique exige de la Roumanie la rétrocession de la Bessarabie et de la Bucovine du Nord. Les territoires du sud qui permettaient l’accès à la Mer Noire sont cédés à la RSS d’Ukraine.
De 1941 à 1944, le pays est occupé par les armées roumaine et allemande. Le retour de l’Armée Rouge marque le retour du régime soviétique : déportations de masse, collectivisation forcée des terres agricoles et soviétisation accélérée de la société.
L’industrialisation de la Moldavie dans les années 60-80 entraîne une forte immigration russe et ukrainienne, qui accentue son caractère pluriethnique.
Le 27 août 1991, la Moldavie déclare son indépendance.
Plus d’informations sur la République de Moldavie : http://www.ambafrance-md.org/spip.php?rubrique62
Source : http://www.ambafrance-md.org